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reflexions, recherches "linguisitiques" et écrits sur le CILUBA

10 Novembre 2012 , Rédigé par Permanence Bantoue Publié dans #CILUBA

L'auteur NTITE MUKENDI AUBERT KIZITO est né au Kasaï. à  Mikalayi  commune de luluabourg = Kananga

Son père KANINDA FRANCOIS est né à Tshilenge.

A 4 mois, il arrive à Lubumbashi au camp de l’union minière puis à la cité où il a vécu son enfance et son adolescence.

Enfant, il a parlé d'abord la langue KIBEMBA du KATANGA avec les autres enfants du campement.  A l’école primaire il parlait le KISWAHILI et le FRANCAIS.

Il a étudié chez les Bénédictins à saint Boniface. Il y a appris en secondaire le FLAMAND, LATIN.

Enfant, sa maman lui a en permanence rappelé les mots de sa langue maternelle le Ciluba.

Comme de très nombreux Baluba, elle insistait pour que la langue parlée à la maison soit le CILUBA.

Réellement, il parlera complètement le Ciluba plus tard après 11 ans quand il passe toutes ses vacances au Kasaï où ses parents sont retournés vivre.

Adulte il vit à Kinshasa et apprend le LINGALA et le KIKONGO.

Il raconte lui-même que c’est pour l’apprendre à sa femme Belge et à ses enfants qu’il entreprendra une recherche linguistique sur le CILUBA pendant de très nombreuses années.

Pour ce faire il va étudier le « Tshiluba » tel qu’il est écris à l’époque à partir des documents existant. Il s’agit d’un travail fait par les missionnaires notamment flamands en vu d’évangéliser dans leurs langues les Balubas du Kasaï.

Mais il découvre rapidement que ce travail certes important a été fait « rapidement » pour être utilisé de façon pragmatique et pratique selon les schémas des langues occidentales. Parfois le mot tel qu’il est écrit est loin de son sens profond dans la langue.

Scientifique de formation il est convaincu que la Langue CILUBA doit être une langue vivante «  qui peut évoluer », s’enrichir car reposant sur une structure modulable.
Mais elle doit aussi s'inscrire dans son histoire, son origine et ses racines et être porteur de sens et de culture.

Surtout il est convaincu que cette langue est en capacité d’enseigner et de réfléchir la Science, les Mathématiques…

Ainsi il pense cette langue et son écriture « pour faciliter "  l’assimilation et l’intégration" des connaissances scientifiques dans l’acquis culturel de son peuple ». 

Pour lui, elle doit être « écrite » de façon à mettre en valeur toute la richesse de son vocabulaire qu’il s’agisse de la polysémie, des homonymies, des synonymes.

Sa structure écrite doit permettre de retrouver l’étymologie des mots.

Il souhaite redéfinir au mieux le système nominaux utilisé afin de faire apparaître la racine des mots et de donner une logique scientifique à la structure de la langue.

Il souhaite transcrire sa langue maternelle à l’écrit ce qui lui semble si évident à l’oral. Mais ce n’est pas si simple.

C’est pourquoi il va s’attacher à apprendre de façon autodidacte la linguistique. Il s’interroge comment écrire une langue, quelles lettres utiliser, comment former les mots comment écrire une langue…Il va apprendre la langue des pharaons et les hiéroglyphes de l’EGYPTIEN ANCIEN, ainsi que le CHINOIS et les caractères chinois ou sinogramme.

Pour sa grammaire il utilisera l’écriture latine tout en incluant des lettres nouvelles afin de reproduire au mieux à l’écrit les sons produits à l’oral ainsi que les intonations complexes ou spécifiques exemple : l'« allourdisseur ».

C’est avec un travail énorme de recherches personnelles, d’échanges, d’écritures et même de frappe à la machine électrique qu’il va rédiger une « Grammaire Objective du CILUBA scientifique » éditée à présence Africaine en Janvier 1975, en rupture de stock actuellement.

(…Cette grammaire n’est pas destinée à apprendre le Ciluba à qui ne le connaitrait point. Au contraire elle suppose la connaissance de cette langue ou d’au moins une langue du groupe Bantou. Elle se veut une somme de réflexions sur la manière d’analyser, d’étudier et surtout d’écrire une langue Bantoue. En vue d’une part de « cesser de loucher continuellement vers le français ou l’anglais lorsqu’on étudie les langues africaines »  et d’autre part de permettre à l’exprimé de toujours l’emporter sur son expression.

L’originalité et le mérite de cette grammaire résident dans le fait qu’elle ne se contente pas du comment des choses mais qu’elle tente d’en donner aussi le pourquoi, en une synthèse puissamment réalisée qui déborde le cadre étroit de la langue pour embrasser ceux du social, du philosophique et de la science pure.…)

Cette recherche il l'a poursuivie toute sa vie.

On l'a retrouvé aussi dans ses livres où il mêle le Français et les mots et expression du CILUBA.

Elle l’a amené aussi à réfléchir sur un Dictionnaire.

Ces différents documents seront bientôt disponibles en lecture libre sur le site et le blog Permanence Bantoue

Mais son travail a été fortement contesté par certains «  linguistes professionnels » étonnés de voir marcher sur leur plate bande un autodidacte quelque soit la qualité de son travail.

Mais ce travail est là, il est riche, il est apprécié de certains et comme tout ouvrage il doit être remis sur la table pour être enrichi, contesté, complété en tout cas utilisé.

 

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Différents sites à visiter pour se renseigner sur les langues de la République démocratique du Congo  ex Zaïre et sur la CILUBA

Texte de 1959
http://www.jstor.org/discover/10.2307/25838798?uid=3738016&uid=2129&uid=2134&uid=2&uid=70&uid=4&sid=21101273415533

Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_de_la_R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo

Structure syllabique du vocabulaire élementaire du français et du ciluba :

étude comparative /

Main Author: Ndomba Kanyinda.
Format: Books/Pamphlets
Language: French
Published: Lubumbashi : Centre de Linguistique Theorique et Appliquée, Université Nationale du Zaïre, Faculté des lettres, 1973.
Lexique de l'information sanitaire :

français-ciluba, ciluba-français /

Also listed under: Nyembwe-Ntita Tshisalasala.
Kadima Batumona Adi.
Also listed under: Réseau international francophone d'aménagement linguistique.
Format: Books/Pamphlets
Language: French
Luba-Lulua
Published: [Kinshasa] : Editions universitaires africaines, 2000.
Series: Collection "Bilinguisme et développement.".
Dictionnaire français-kiluba,

exposant le vocabulaire de la langue kiluba telle qu'elle se parle au Katanga

Main Author: Jenniges, Émile.
Format: Books/Pamphlets
Language: French
Published: Bruxelles, Ministère des colonies de Belgique; en dépôt chez Spineux, 1909.
La lexicographie bilingue en Afrique francophone :

l'exemple français-cilubà /

Main Author: Kalonji, M. T. Zezeze.
Format: Books/Pamphlets
Language: French
Published: Paris : Harmattan, c1993.
Subjects: Luba-Lulua language > Lexicography.
Luba-Lulua language > Foreign elements > French.
French language > Influence on Luba-Lulua.
Grammar of the Buluba-Lulua language :

as spoken in the upper Kasai and Congo basin /

Main Author: Morrison, W. M. 1867-1918. (William McCutchan),
Also listed under: Presbyterian Church in the U.S. American Presbyterian Congo Mission.
Format: Books/Pamphlets
Language: English
Published: Luebo, Congo Belge : J.L. Wilson Press, [1930?]
Subjects: Luba-Lulua language.
Dictionary of the Tshiluba language.
Main Author: Morrison, W. M. 1867-1918. (William McCutchan),
Format: Books/Pamphlets
Language: Luba-Lulua
Published: Luebo, Belgian Congo : J. Leighton Wilson Press, 1939.
Edition: Rev. ed.
Subjects: Luba-Lulua language > Dictionaries.
Vocabulaire, Français-Kituba-Tshiluba-Tshisonge-Tshikuba-Tshitetela.
Main Author: Vermeersch, Henri Gabriel.
Also listed under: Lippens, Amatus, 1887-
Also listed under: Brothers of Charity.
Congregation of the Immaculate Heart of Mary.
Format: Books/Pamphlets
Language: French
Published: Lusambo, Imprimerie, Ecole professionelle [n.d.]
Subjects: Catholic Church > Missions > Africa.
African languages > Dictionaries.
Sémantique et morphologie du verbe en cilubà :

étude de ku-twa et kw-ela /

Main Author: Pius Ngandu Nkashama, 1946-
Format: Books/Pamphlets
Language: French
Published: Paris : L'Harmattan, 1999.
Series: Sémantiques
Subjects: Luba-Lulua language > Semantics.
Luba-Lulua language > Morphology.
Luba-Lulua language > Verb.
Luba-Lulua language > Word formation.
Luba-Lulua language > Grammar.
Luba (African people)
Lulua (African people)

 

Livre ou site où l'auteur est cité en référence

books.google.fr/books?isbn=2296400639
Pius Ngandu Nkashama - 1999 - Foreign Language Study

Wexempleflrançais-ciluba (Paris, L'Harmattan, 1993, 368 p.) ... A l'intérieur d'un tel contexte il convient de noter les travaux remarquables de AUBERT MUKENDI MAMPAKA auteur d'une Grammaire objective du cilubà scientifique (Paris, Présence africaine, 1975), ainsi que...

 

http://books.google.fr/books?id=e2Vp9_DOexkC&pg=PA314&lpg=PA314&dq=grammaire+scientifique+du+ciluba&source=bl&ots=NegacQrbj-&sig=axN8PFHUfngk4MUZ7dW-zVU4ybQ&hl=fr&sa=X&ei=7UCeUIK3FsnDhAfK04GgDg&ved=0CDcQ6AEwBA#v=onepage&q&f=false

 

 

......................................................................... Pour commencer ou poursuivre la réflexion sur le Ciluba the world atlas of language structures on line References for CiLuba Cilubà Phonetics: Proposals for a 'Corpus-Based Phonetics from Below' Approach by de Schryver, Gilles-Maurice 1999 Het Tshiluba van Kasayi voor beginnelingen by Willems, Em 1943 centre de linguistique théorique et appliquée http://celta.populus.org/rub/4 semantique-et-morphologie-du-verbe-en-ciluba- https://www.youscribe.com/catalogue/livres/autres/semantique-et-morphologie-du-verbe-en-ciluba-168447 Approche pragmatique et son application au processus de la traduction français – cilubà. Cas de la constitution de la 3ème République en R.D.Congo Emmanuel KAMBAJA Musampa Thèse de doctorat présentée et soutenue à l’Université de Lubumbashi pour l’obtention du grade de Docteur en Langues et Littératures Promoteur : Maurice Muyaya Wetu, Professeur Ordinaire Co-Promoteur : Germain Mulamba Nshindi, Professeur Ordinaire Date de la soutenance : le 04 avril 2009 http://cas1.elis.ugent.be/avrug/forum_2010_pdf/kambaja.pdf Application du projet ORTHAF. Les variantes graphiques de TIFA :un point de vue zaïrois A. B. EDEMA*, K. NDUKU** * CELTA/ CNRS/LACITO, France, ** CNRS-HESO, France http://www.bibliotheque.auf.org/doc_num.php?explnum_id=681 MAIS CEST AUSSI UN SUJET TRES POLEMIQUE Pour la réflexion et le débat je me permets de copier ici un extrait de la table de matière et surtout d'une des interventions sur les règles d'orthographe de Mr KABUTA que vous trouverez en entier sur le site http://www.kasala.ugent.be/file/92  sommaire ANGÀTYI KÀÀDYOSHA `NKAAKÙ ! G. Kadima 5 QUESTIONS D’ORTHOGRAPHE N.S. Kabuta 12 RÉSUMÉ DES RÈGLES D’ORTHOGRAPHE N.S. Kabuta 20 L’HARMONISATION DE L’ORTHOGRAPHE DU CILUBÀ : UN PRÉALABLE À TOUTE POLITIQUE D’AMÉNAGEMENT LINGUISTIQUE DE L’ESPACE KASAÏEN EN RD-CONGO G. Kadima 25 BU-LUBÀ & BÙLÙBÀÏTÉ K. Mufuta 29 MAMANYISHA & MASWÌSHA  Nul n’ignore qu’à l’heure actuelle, chacun écrit le cilubà un peu comme il l’entend. Cela est normal, étant donné que la génération de ceux qui ont eu la chance d’être formés dans la langue – du moins au niveau primaire – est en train de disparaître. Du temps de la colonisation, le cikwà Diishì, une variante du cilubà, avait été privilégié et un système de notation mis au point, pour l’enseignement à travers le Kàsaayì. Conscient des avantages d’une telle démarche, le Ciyèm entend poursuivre les efforts entrepris par ses prédécesseurs et en améliorant les systèmes mis en place. C’est une tâche ardue, car les moyens nécessaires à un tel projet font défaut. Par ailleurs, on constate une prolifération de théories sur l’orthographe, émanant notamment de Balubà instruits certes, mais non linguistes, comme s’il suffisait d’être Mulubà et de posséder un diplôme universitaire pour traiter de linguistique lubà et édicter des manières de faire. Lorsqu’on n’a pas la formation théorique adéquate, il vaut mieux s’abstenir, ne pas s’aventurer sur un terrain inconnu, déjà investi par des spécialistes qui y consacrent leur existence. Dans ces langues agglutinantes en effet, le rapport entre lastructure et la réalisation n’est pas toujours évident et l’on se fourvoie en général, lorsqu’on s’improvise polyvalent. Une attitude plus constructive consiste à rechercher modestement la multidisciplinarité. Nous entendons de temps à autre des objections par rapport à l’orthographe que nous avons adoptée qui, d’ailleurs, n’est pas si nouvelle que cela et que nous n’avons pas inventée. A l’occasion de la mise en ligne du dictionnaire cilubà-français (www.ciyem.ugent.be), nous croyons utile de soumettre ces objections à tous ceux qui s’intéressent à la langue cilubà. Notre but n’est pas d’entamer un débat et encore moins de susciter une polémique sur cette question à la fois sensible et « chronophage ». Il s’agit simplement d’une façon pour nous d’apporter quelques éclaircissements indispensables et lever des malentendus inutiles à l’intension de ceux qui sont soucieux du développement des langues africaines en général et du cilubà en particulier. ...................... .......Si vous voulez savoir mon point de vue, je n’ai rien contre vous. Mais, franchement, sur cette question qui consiste employer toutes sortes de signe, comme s’il fallait absolument que le cilubà ressemble au français, ... Nous ne sommes pas si méchants, vous savez. C’est pour cela que, si vous, vous ne nous aimez pas, d’autres nous adorent. les enseignants ou les pédagogues, eux, nous adorent. Par exemple, les enseignants et tous ceux qui sont chargés de la confection de manuels de langues sont très contents de nous. Nous décortiquons la langue pour eux et leur facilitons la vie en leur fournissant de la matière pour leurs fiches pédagogiques, leurs exercices oraux et écrits, etc. Un autre groupe très important qui nous aiment, ce sont tous ceux qui veulent connaître notre langue, pour mieux comprendre notre culture, pour communiquer avec nous. Au Département des langues et cultures africaines de l’Université de Gand, par exemple, des dizaines d’étudiants s’inscrivent chaque année – et cela dure depuis bientôt cinquante ans – dans ce but. Dans la diaspora, on trouve aussi un grand nombre de Balubà qui souhaitent entretenir leur langue et la transmettre à leurs enfants. Là aussi, nos études sont d’un grand secours. Au moins au niveau de l’apprentissage, il n’est pas possible de faire l’économie d’une représentation précise des mots Cela dit, faites l’expérience vous même : devant un mot inconnu, vous resterez muet, incapable de le lire correctement ! Certes, pour la conversation courante ou l’échange épistolaire simple, on peut se contenter d’une écriture approximative. Mais nous sommes ambitieux, nous voulons pouvoir dire la physique,l’électronique, la linguistique, la mathématique,l’économie, etc. en cilubà. Là, votre système –c’est-à-dire l’absence de système –, ne fonctionne plus ! Nous avons la ferme conviction que si, en tant quecommunauté, nous poursuivons nos efforts dans le sens d’un travail conscient sur la langue, non seulement nous ferons de celle-ci un véritable outil de développement, rendant la communication possible sur tous les plans (philosophique, scientifique, littéraire, etc.), mais nous serons aussi un modèle qui stimulera les locuteurs des autres langues nationales à en faire autant, pour le plus grand bien de notre pays. N.S. Kabuta. http://www.ciyem.ugent.be/
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